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La LCEN, les IPO de Free et de Google, le rachat de Kelkoo par Yahoo, la fin de Egg France, les procès contre le piratage en ligne... L'année 2004 en 15 événements marquants. (23/12/2004) 15 événements qui ont fait 2004 Google et Free en Bourse Free a ouvert le bal des IPO du secteur technologique en s'introduisant sur le Premier Marché le 30 janvier 2004. Il a levé, ce jour là, 94,4 millions d'euros. Le titre du FAI, d'une valeur de 25,10 euros au 21 décembre 2004, a gagné 53,99 % depuis le jour de son introduction. Outre-Atlantique, Google a fait ses premiers pas sur le Nasdaq le 19 août, dans des conditions moins favorables que prévues. le moteur a dû revoir à la baisse sa fourchette indicative de prix d'introduction entre 85 et 95 dollars, contre 108 à 135 dollars, la SEC retenant au final la limite basse de cette fourchette. Un bémol rapidement effacé puisque, depuis son introduction, le titre s'est envolé de plus de 116 %. Kelkoo devient 100 % Yahoo Le 25 mars 2004, le portail américain Yahoo rachète le comparateur de prix français Kelkoo pour 475 millions d'euros (voir le dossier du JDN : Yahoo rachète Kelkoo). Une opération qui permet à Yahoo de développer ses activités e-commerce et d'enrichir la politique de recherche commerciale de sa filiale Overture. Aujourd'hui filiale à 100 % de Yahoo, Kelkoo a conservé sa marque et sa technologie mais pas ses équipes : son président et fondateur, Pierre Chappaz, et son directeur adjoint, Dominique Vidal, ont rejoint la présidence de Yahoo Europe en octobre. Un poste auquel Pierre Chappaz sera d'ailleurs resté moins de deux mois, pour prendre une année sabbatique. Messageries poids lourd Les utilisateurs de webmails ont été gâtés en 2004. Les capacités de stockage des messageries gratuites se sont considérablement accrues. C'est Google qui a donné le coup d'envoi de cette course aux octets en avril 2004, avec le lancement de son service de messagerie gratuite Gmail (lire l'article du 02/04/04). A l'heure actuelle, le webmail, toujours en version bêta, propose le plus gros espace de stockage du marché, avec 1 Go. Hotmail et Yahoo ont réagi dans la foulée, en augmentant en fin d'année leur espace de stockage : de 2 Mo à 250 Mo pour le premier, et de 4 Mo à 100 Mo, puis 250 Mo pour le second (lire l'article du 08/07/04). En France, Caramail a accrû sa capacité à 300 Mo. La libéralisation du ".fr" Ce devait être le raz-de-marée sur le ".fr". La loi de libéralisation de l'extension nationale devait permettre à la France de rattraper son retard en termes de noms de domaines déposés. Mais le bilan est contrasté. Les enregistrements ont afflué à la suite de la loi du 11 mai, avant de faiblir. Aujourd'hui, environ 320.000 noms en ".fr" ont été déposés. Assez loin, par exemple, du ".de", champion incontestable des extensions nationales avec plus de 8 millions de noms déposés. L'Afnic, qui gère l'extension, a également dû affronter les premiers litiges, notamment en matière de cybersquatting (lire l'article du 16/12/04). Des difficultés qui ont incité l'Afnic à repousser à une date indéterminée l'ouverture du ".fr" aux personnes physiques. Du virtuel dans la téléphonie mobile Debitel a ouvert le bal en juin, en devenant le premier MVNO sur le territoire français (lire l'article du 14/06/04). Il existe en France deux opérateurs de téléphonie mobile sans réseau propriétaire, Debitel est sur le réseau SFR et Breizh Mobile (filiale de The Phone House), lancé en septembre, sur le réseau Orange. Télé 2 et Neuf Télécom sont sur les rangs pour lancer eux aussi des MVNO en 2005 (lire l'article du 31/08/04). Les deux sociétés ont entamé des négociations, respectivement avec SFR et Bouygues. Afin d'inciter au développement de la concurrence sur ce marché, l'ART et le ministre délégué à l'industrie Patrick Devedjian ont émis des recommandations pour faire pression sur les opérateurs mobiles. La LCEN adoptée Attendue avec beaucoup d'impatience par les acteurs de l'Internet français, la Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN) a été un des textes juridiques déterminant de cette année 2004. Adoptée le 21 juin 2004, la LCEN est venue compléter l'arsenal juridique régissant les relations entre les cyber-marchands et les internautes, mais aussi la question de la responsabilité des hébergeurs ou encore les règles en matières de presse en ligne (voir le détail de la loi). Autant de thématiques qui, grâce à la LCEN prennent une nouvelle dimension dont il faut désormais tenir compte. Amazon qui rit, Amazon qui pleure 2004 aura commencé en fanfare pour Amazon. En effet, en janvier 2004, le cyberlibraire annonce, pour la première fois de son histoire, des résultats annuels dans le vert (lire l'article du 29/01/04) . Au lieu d'une perte nette de 149 millions de dollars en 2002, Amazon affiche un bénéfice net annuel de 35,28 millions de dollars en 2003 pour un chiffre d'affaires de 5,264 milliards de dollars. De bons résultats qui, s'il confirment l'efficacité de la stratégie du e-commerçant (des tarifs attractifs, des services innovants, une diversification de son offre et la chasse aux coûts opérationnels), vont six mois plus tard sceller le sort d'Amazon France. Jugée sans doute peu rentable, la filiale française voit en juin 2004 ses effectifs fortement compressés, une partie des postes migrant vers Londres pour plus d'efficacité (lire l'article du 30/06/04). En France ne reste aujourd'hui qu'une équipe restreinte dont la taille exacte reste inconnue. La fin de Egg France Après deux années de pertes qui ont déséquilibré les comptes de l'ensemble du groupe, la banque en ligne britannique Egg a décidé le 15 juillet 2004 de se retirer du marché français. Lancé en 2002 suite au rachat de la banque en ligne française Zebank à ses fondateurs, le PDG de LVMH, Bernard Arnault, et la banque franco-belge Dexia, Egg France n'a pas eu la même réussite dans l'Hexagone qu'au Royaume-Uni. Finalement, Egg France a été vendu par appartements : les activités cartes bancaires et prêts personnels à la Banque Accord, filiale du groupe Auchan, la partie épargne et courtage à ING Direct. Le coût de sortie est chiffré à 170 millions d'euros (Voir le dossier JDN : Egg : de Zebank à "Ze end"). Bourse : Wanadoo sort, PagesJaunes entre Entre juin et juillet derniers, France Télécom a dépensé près de 1,8 milliard d'euros pour porter à 98,24 % sa part du capital de Wanadoo. Le FAI a ensuite été retiré, le 26 juillet, de la liste des valeurs cotées sur le Premier Marché. Il est désormais consolidé dans les comptes de sa maison-mère. Pour financer cette opération, France Télécom a introduit en Bourse, le 8 juillet, l'annuaire PagesJaunes, auparavant consolidé dans les comptes de Wanadoo (lire l'article du 09/07/04). L'opération a permis à France Télécom de récupérer 1,3 milliard d'euros, à quoi se sont ajoutés 600 millions d'euros, levés grâce à l'introduction, le même jour, d'Orange Danemark. Cendant avale Orbitz Qui aurait cru en février 2000, que la plate-forme de réservation en ligne créée en 2000 par cinq compagnies aériennes (American Airlines, United Airlines, Northwest Airlines, Continental Airlines et Delta Airlines), pour permettre à ces dernières de vendre en direct et de s'affranchir des commissions prélevées par les GDS, finirait justement dans l'escarcelle d'un groupe, Cendant, possédant l'un des quatre plus gros GDS dans le monde, à savoir Galileo ? C'est pourtant ce qui s'est passé en septembre, quand Cendant, géant spécialisé dans l'immobilier, les services financiers et le tourisme a racheté le site américain Orbitz pour 1,25 milliard de dollars (lire l'article du 30/09/04). Depuis, Cendant s'est aussi porté acquéreur d'eBookers, de Gullivers Travel Associates et d'OctopusTravel.com. Quand l'appértit va... L'e-pub fête ses 10 ans La première bannière publicitaire a fêté ses dix ans le 27 octobre (voir le dossier du JDN). La toute première bannière a été diffusée ce jour-là sur le site d'information américain Wired.com (anciennement HotWired.com). En France, il aura fallu attendre 1996 avant de voir une marque annoncer pour la première fois en ligne. Depuis, le marché a pris son envol et pourrait même franchir la barre des 700 millions d'euros investis dans l'Hexagone sur l'ensemble de l'année 2004. Mozilla Firefox 1.0 2004 aura été l'année de Mozilla et de son navigateur Firefox. Lancée officiellement le 9 novembre, la version 1.0 enregistrait un cumul de 10 millions de téléchargements mi-décembre, ce qui représente plus de 6 % de parts de marché aux Etats-Unis (lire l'article du 02/11/04). C'est la première fois qu'Internet Explorer subit un tel recul, passant de 95,5 % de parts de marché en juin, à 93,7 % en septembre et 92,9 % en octobre. En France, Internet Explorer possède 94 % de parts, Firefox, Mozilla et Netscape se répartissant 5,5 % du marché. Firefox vise les 10 % de taux de pénétration aux Etats-Unis fin 2005. La 3G Après la bataille pour l'achat des licences UMTS en 2001-2002, est venue celle pour le lancement des premières offres commerciales. Avantage pour l'instant à SFR, qui a devancé d'un mois Orange en sortant ses offres mi-novembre. Du côté de Bouygues Telecom, qui a choisi la technologie i-mode, la 3G est aussi en projet. Mais ce ne sera pas avant 2006, avec la technologie HSPDA qui permettra des débits plus importants (lire l'article du 10/12/04). L'esprit "box". Tendance forte en 2004 dans l'univers des fournisseurs d'accès Internet : les offres triple play associant la télévision, l'Internet haut débit et la téléphonie sur IP (VoIP). Le tout accessible via un modem multimédia unique, ou "box". S'inspirant du premier modèle du genre en France, la Freebox de free, les autres FAI se sont alignés. C'est ainsi qu'on a vu apparaître la Neufbox Chez Neuf Telecom ou encore la Livebox chez Wanadoo. D'autres fournisseurs pourraient se laisser tenter en 2005 puisque des offres triple play estampillées Club Internet et Noos (on parle d'une Noosbox...) sont dans les cartons. Seul Tiscali a choisi de se démarquer avec son "terminal Triway". Sus aux pirates Les attaques contre le peer-to-peer illégal se multiplient en France. Majors, autorités, syndicats d'artistes : beaucoup sont décidés à en finir avec les internautes qui téléchargeraient illégalement. La charte, signée à l'Olympia fin juillet sous la tutelle des ministres de l'Economie, de la Culture et de l'Industrie, devait déboucher sur une amélioration de l'offre légale et sur des engagements communs avec les FAI (lire l'article du 29/07/04). Les premiers procès contre des particuliers ont suivi. Les premiers verdicts post-charte tomberont en 2005. Enfin, une grande offensive a été lancée aux Etats-Unis et en Europe contre le réseau BitTorrent, ce qui a conduit à la fermeture du site le plus actif, Suprnova.org, ainsi qu'à son petit frère, hébergé en France, Youceff Torrent.
15 événements qui ont fait l'année 2004
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